Mardi je m'en vais à Poitiers.
Je quitte Rouen, ma vie avec vous tous, pour rejoindre celui que j'aime. C'est égoïste de ma part, je sais, mais c'est ma vie, et je sens que c'est le meileur choix que j'ai fait jusqu'à présent. Je sais que je vais manquer à certains, beaucoup plus qu'à d'autres, et que ça sera pas facile au début. Mais pour moi non plus, car moi c'est vous tous qui allez me manquer. Au moins vous serez encore ensemble, et sans moi je suis sûre que vous arriverez tout de même à bien vous amusez. Après tout, il y a eu beaucoup de fêtes sans moi quand j'étais encore ici, et vous vous en êtes bien sorti.
Dites- vous aussi que ce départ n'est pas définitif, que je reviendrez dès que je le pourrais. Je sais pas si c'est vous ou si c'est moi que j'essai de rassurer. En tout cas je compte bien garder le contact avec vous, même à 350km, par tous les moyens possibles. Et pour ceux qui s'inquièteraient plus que de raison sur ce départ, et mon avenir là- bas, je tient à répéter que je n'ai aucune envie d'arrèter mes études, que de toute façon mon chéri ne me laissera pas faire si l'idée me traversait l'esprit ne serait-ce qu'un seconde, que je compte bien tout faire pour réussir mon année avec brio.
Je vous promet de ne pas me refaire d'amis là- bas, ou au moins de ne jamais les apprécier le dixième de ce que je vous aime, de ne pas faire de fêtes, ou au moins pas sans être triste à mourir de ne pas les faire avec vous, et en tout cas de ne jamais boire de Vodka. Chaque fois que j'irais au Mac do ou que je serais de mauvaise humeur, je penserais à toi ma chère Maxine. Chaque fois que je passerais la serpillère je penserais à toi Gyz. Chaque fois que je ferais kak, je penserais à toi Kaka. Chaque fois que je verrais ou lirais un manga, je penserais à toi Vinzo. Chaque fois que je ne comprendrais rien à la vie je penserais à toi ma Didith. Chaque fois que je verrais une chemise de bûcheron je penserais à toi Mme le maître du monde. Chaque fois que je passerais devant un miroir je penserais à toi Didinsky. Chaque fois que je passerais devant une boutique de mariage je penserais à toi Ricardo. Chaque fois que je coudrai quelque chose je penserais à toi Patou. Chaque fois que je jetterais une boule de feu ou que je croiserais tiepi et tiepa je penserais à toi Kekev.
Donc n'ayez pas peur que je vous oublie, c'est mission impossible, et je ne relèverais pas le défi. Je vous souhaite de passer une bonne année, d'être heureux, et tout le bonheur possible. Je vous adore, vous embrasse très fort, et vous dit à bientôt !